Extraits des articles

REVUE N°14

EXTRAITS D’ARTICLES


IZERNORE. FOUILLES DU 105 CHEMIN DES TRABLETTES

PREMIERS RÉSULTATS

Emmanuel FERBER – Ève NEYRET-DUPERRAY

La partie septentrionale du bourg d’Izernore est bâtie sur un vicus (1) romain s’étendant sur près de dix hectares. Ce dernier est en partie connu grâce à la découverte d’une douzaine d’ensembles de vestiges antiques ayant fait l’objet d’un levé topographique, entre 1863 et 1864, par Étienne-Joseph Carrier. Ces premières données ont été complétées depuis, au fil des années, permettant de restituer le plan d’une agglomération positionnée le long d’une voie axée nord-sud.

Un quartier d’habitat

La fouille débutée en mai 2020 et achevée en août de la même année, a décelé trois, voire quatre états d’un quartier où artisanat et habitat se mêlent. L’occupation semble pérenne du Ier au IVe siècle. Les niveaux de sol sont le plus souvent absents rendant ainsi difficile les datations des phases. Cependant, la préservation des assises de fondations des bâtiments permet d’appréhender l’évolution du plan général des constructions.


PÈRE ET MÈRE INCONNUS

LES ENFANTS TROUVÉS DANS L’AIN ET LE HAUT-BUGEY AU XIXᵉ SIÈCLE

Annie PHILIPPE

Les nouveaux-nés abandonnés, exposés selon le terme consacré, aux porches des églises, sur la voie publique, voire dans des lieux isolés, étaient dits, lorsqu’ils étaient recueillis, enfants trouvés.

Leur nombre, en France, est estimé à trois millions entre 1750 et 1900.

Au XIXᵉ siècle, trois phases se sont succédé. De 1819 à 1835, les chiffres d’abandon furent énormes et constamment croissants. De 1833 à 1881, s’amorça une baisse. De 1881 à 1906, une hausse reprit.

Sous l’Ancien Régime, ce furent les fondations religieuses qui, par charité chrétienne, commencèrent à prendre en charge ces enfants.

Dès 1633, Vincent de Paul ouvrit à Paris « l’œuvre des enfants trouvés » et engagea les dames de la bonne société à le seconder pour s’en occuper. Cette œuvre fut officialisée par un édit royal de 1670 avec la création de l’hôpital des enfants trouvés.

À Bourg, ce fut Anne-Marie Crollet, fille du châtelain de Montfalcon, qui contribua à fonder, grâce au legs de ses biens à sa mort, en 1688, l’hospice de la Charité confié à des sœurs séculières. En 1789, la Charité veillait sur 500 enfants.


LES TRAMWAYS DU

HAUT-BUGEY (2)

François RÉCAMIER

Les travaux de réalisation de cette ligne débutèrent en décembre 1907 au départ de Saint-Martin-du-Fresne. Elle sera ouverte à la circulation d’abord jusqu’à Brénod le premier avril 1912, puis, en 1913 jusqu’à Hauteville. Si les travaux furent aussi longs, c’est qu’elle a la particularité de comporter le seul tunnel des tramways haut-bugistes : le tunnel de la Chenalette. Long de 869 mètres, il permettra de passer de la Combe du Val au plateau d’Hauteville/Brénod sans avoir à franchir de cols enneigés. L’électrification de 1933 nécessita l’augmentation de la hauteur de ce tunnel de soixante-dix centimètres.


LES TRAMWAYS DU HAUT-BUGEY

LA LIGNE INACHEVÉE

Tenay/Hauteville

François RÉCAMIER

Plusieurs projets furent présentés au Conseil Général de l’Ain. Celui-ci opta finalement le 24 août 1899, pour le tracé le plus court (14 kilomètres). Et, même si ce n’était pas le plus simple à réaliser, il fut déclaré d’utilité publique le 15 octobre 1900 et approuvé par arrêté du 04 août 1908. Il prendra la rive droite de l’Albarine pour atteindre Hauteville grâce à dix tunnels. Ces travaux titanesques allaient se montrer excessivement longs et onéreux.


LES TAILLEURS DE PIERRE DE CERDON

Marcel D.

Nous avons pu relever dans les registres d’état civil de Cerdon le nom de certains tailleurs de pierre. Voici une liste de tailleurs ayant pratiqué leur art au cours des deux cents dernières années de fonctionnement des carrières de Cerdon :

  • Famille ROUGEMONT de père en fils, originaire de Matafelon, puis demeure définitivement à Cerdon : …

. Le mont Carmier, la Tière et Veyriat sont les trois sites regroupant la majorité des carrières de pierre connues sur la commune de Cerdon. D’autres lieux résiduels se situent le long de la route départementale RD 84, sous les lieux-dits « Chatel », « sous Flamont » et en « Ramella ».


LA POSTE DE NURIEUX (2)

Dominique CAILLÉ

Depuis 1895 maintes tergiversations, précédemment décrites dans la revue Histhoiria n°12, avaient abouti à la décision en 1927 de la construction d’une nouvelle poste, qui ne sera finalement actée qu’en 1935.

Le projet prévoyait un début de travaux pour le 1eravril 1936 et une fin prévisionnelle en novembre 1936, avec une équipe de cinq hommes pendant huit mois. Ce cahier des charges, notifié dans un courrier de l’architecte à l’entreprise Richerot, ne sera pas respecté. Déjà les travaux commencent en avril avec quelques jours de retard et la fin des travaux sera repoussée en cours de chantier au 1er janvier 1937. Ceci était la prévision de l’architecte …


LES MOULINS DE BOLOZON

Josiane FORAY

En 1900, le département de l’Ain comptait plus de mille moulins ou usines installés sur le cours des rivières mais aussi sur celui de la plupart des ruisseaux. Le «ruisseau de Sous-Bief» alimentait quatre moulins.

LES MOULINS DE SOUS-BIES.

Les plus au nord, sous la bise, dont on retrouve une trace en 1819, étaient alimentés par un bief canalisé en aval du village de Napt et par une source provenant de la grotte de la Touvière, grotte située au pied des falaises de Vers.

LE MOULIN DE LA CULAZ

Il a été construit sur l’emplacement d’une masure habitée par Barnabé Vagry.

LE MOULIN DE PARADIS.

Le plus mystérieux, celui dont ne sait presque rien.

LE MOULIN SOUS-LE-BIEF.

Il est déjà mentionné sur l’état de sections de 1825. Il était constitué d’un bâtiment, d’un chosal ou place du batoir (2), d’un étang dont Nicolas Foray et François Vagry se partageaient la propriété.


Retrouvez ces articles dans la revue HISTHOIRIA N°14
Parution le mardi 21 décembre 2021