Izernore [Isarnodurum] est la capitale historique de cette partie du département de l’Ain nommée le Haut-Bugey (ou Nord Bugey).

Située dans le territoire d’un des plus grands peuples gaulois, les Séquanes, on peut y admirer les seuls vestiges gallo-romains du département encore en élévation : les colonnes d’un temple dédié à Mars. En effet, cette bourgade où l’on a aussi découvert des thermes et plusieurs villas gallo-romaines, faisait partie des quatre vicus de l’actuel département de l’Ain. Elle se trouvait sur le tracé de la voie commerciale antique reliant Lyon à Besançon, capitale des Séquanes. Et permettant aussi un accès à Genève.

La présence de nombreux vestiges inspira même plusieurs auteurs qui, pendant près d’un siècle et à l’aide de thèses parfois très élaborées, tentèrent de prouver qu’Izernore avait été le théâtre de la bataille d’Alésia.

Les trouvailles consécutives aux multiples fouilles qui furent effectuées à Izernore permirent la création en 1911 d’un musée essentiellement dédié à l’époque gallo-romaine. Celui-ci rénové à plusieurs reprises acceuille à présent le public tout au long de l’année.

Cette région eut aussi une importance non négligeable au cours du Moyen Âge. Située à la frontière du comté de Savoie et du duché de Bourgogne, elle fut au cœur de la grande seigneurie des sires de Thoire et Villars qui y possédèrent de nombreuses châtellenies pendant plus de trois siècles (XIIe/XVe siècles). Acquise au comte de Savoie, elle revint au royaume de France en 1601.

Ce territoire de moyenne montagne et de forêts a fait l’objet de plusieurs implantations monastiques : chartreuses de Meyriat, Arvières, Sélignat et Portes, ainsi que les abbayes de Nantua, Saint-Sulpice et Chézery-Forens..

Izernore garde aussi la mémoire de trois hommes d’église qui y virent le jour : Saint-Romain, Saint-Lupicin et Saint-Oyend, à qui l’on doit entre autre, la fondation de l’abbaye de Saint-Claude Jura (Ve-VIe siècles).

Ce très bref résumé de l’histhoire du Haut-Bugey ne serait pas complet si on passait sous silence les graves évènements de juillet 1944 qui laissèrent de profondes cicatrices.

C’est ce passé qui inspira le nom de notre association où l’on retrouve le préfixe des Thoire ainsi que le « ia », terminaison du nom des nombreux villages des vallées, de l’Ain, de l’Oignin, du Lange et des monts Berthiand.